cette fois c'est chez Mandrine que ça se passe!!!! il faut imaginer un texte à partir d'une phrase imposée....

je viens de découvrir sa proposition donc j'ai écrit mon texte sans vraiment prendre le temps de la relecture alors...soyez indulgents ;o)))))

"Je me trouvais au beau milieu de nulle part, en plein coeur du Massif Central si mes souvenirs sont exacts, je faisais de l'auto-stop et j'étais plantée là depuis plusieurs heure déjà. Je commençais vraiment à désespérer, personne ne s'arrêterait plus à cette heure avancée. Je me disais qu'il serait plus sage de chercher un endroit où passer la nuit “quand un orage a éclaté, je suis restée au milieu de la route, bouche ouverte, transportée dans le temps “et tout ce que j'avais imaginé même dans mes rêves les plus les plus audacieux n'était rien en comparaison de la folie qui s'offrait à mes yeux.

J'étais entourée de cimes vertes et brillantes toutes recouvertes d'un liquide qui coulait comme de l'argent fondu et brulant. Autour, partout où mes yeux parvenaient à voir tout n'était que vert, et or, et encore du vert, du bronze et de l'argent. je fis un tour sur moi-même pivotant comme sur un axe, sur un socle invisible sans que mon corps ait à faire le moindre effort. Je pouvais tourner la tête sans bouger le moindre petit muscle. Mes yeux balayèrent l'horizon à 360 degrés sans qu'aucun frémissement ne vienne perturber le reste de mon corps. J'avais acquis bien plus d'autonomie de chacune des parties de mon corps qu'aucun contorsionniste n'en rêverait jamais. C'était une autonomie totale et complète de toutes les plus minuscules  cellules que je découvrais. Cela aurait pu, aurait du m'effrayer mais au contraire j'en éprouvais une sorte de joie  tranquille un contentement tout en intériorité qui ne dépareillait pas avec l'étrange sensation de mon nouveau moi.

Je fixais à nouveau avec attention toutes les collines environnantes essayant de relever quelque indice pour aider à me situer dans le temps et l'espace car de toute évidence il s'était produit au même moment que la foudre était tombée à quelques mètres de l'endroit où je me trouvais précédemment une déchirure spacio-temporelle qui avait entrainé une déformation de l'espace et peut-être même une altération de l'univers tout entier!!! Et là...on était mal!!!

Après bien des efforts visuels pour détecter la moindre anomalie dans le vert des collines, signe évident et sans faille d'une modification interne de la structure de la matière verte , je me rendis compte qu'une légere vapeur se formait au dessus d'une des collines créant un début de chapelet de nuages, comme un train qui en se mettant en marche entrainerait derrière lui de nouveau wagons.

Je m'approchais, toujours sans avoir fait le moindre effort physique bien que mon corps se soit déplacé à l'endroit souhaité par mes yeux.

Entre les couches de vert et d'argent, la où coulait un ruisseau émeraude parmi des pierres de lave bronze, s'était formé une déchirure d'où s'échappait le filet de vapeur qui venait des entrailles de la terre.

Je sortis ma trousse à couture en boutis, celle qui ne me quitte jamais. J'en tirais une aiguille d'or et du fil d'argent que j'utilisais pour recoudre les deux pans de verdure qui se resséraient au fur et à mesure.

La couture était invisible, disparut au bout de quelques instants comme si jamais aucune déchirure n'avait existé.

Un vent du nord se mit alors à souffler, si fort que mes yeux se fermèrent à cause des poussières qu'il transportait .

Lorsque le vent se calma je rouvris les yeux.

Une voiture venait de s'arrêter à quelques mètres de l'endroit où je me trouvais. Un beau jeune homme en descendit et me demanda ce que je faisais en plein milieu de la route.

Quelques minutes plus tard, nous roulions à vive allure vers le sud, vers la liberté, chantant à tue tête 'Sultans of Swing" de Dire Straits un de mes groupes préférés.

C'est surprenant parfois de croiser sur son chemin des gens qu'on a l'impression d'avoir déjà rencontrés... Dans une autre vie, peut-être!!!